samedi 31 janvier 2026
En gare de Bellenaves
Le cèdre bouge au vent. Est-ce qu’il est en train de grandir encore, d’appeler des nuées, de danser, d’éparpiller ses oiseaux dans le ciel ? Les cèdres peuvent vivre plus de 2 000 ans. Chez les Égyptiens anciens, l’essence de cèdre et sa résine entraient dans les préparations servant à embaumer les momies. Le cèdre a toujours symbolisé la protection, la pérennité. Protecteur de la gare, caressant les cheminées rouges. La gare comme abri et foyer : un arbre et sa maison aux cheminées rouges… un dessin d’enfant.
Depuis le pré d’où je dessine, je peux me souvenir du moment précis, un jour de juin 2024, où la locomotive a sifflé, où elle est entrée pour la première fois en gare sous les hourras. Chauffeurs et conducteurs se tenaient fiers au portières, leurs visage noircis de fumée, un foulard bien noué sur leur col de chemise sale. Les jeunes femmes leurs ont jeté des sourires et des compliments, les gamins et gamines ont agités les bras vers les passagers ravis, on aurait dit un film. Derrière le pré, les petits stands clignotaient, proposaient des bières et des tisanes et les enfants du centre de loisir avaient construit un train rempli de fleurs et de joujoux. Sa loco de carton noir portait des messages d’amour.
On entrait là dans un autre monde, sur la ligne de Clermont-Ferrand à Montluçon, ou même de Gannat à Commentry, puisque c’est dans cette petite portion de 52 kilomètres que prennent place cinq beaux viaducs. Le train repartirait vers Montluçon, et moi, assise dans le compartiment à côté de l’un des doyens de l’association A.A.A.T.V*, j’écouterais les explications soigneuses qui me décriraient la roue conique du train, cette forme qui, associée au rail champignon, remet toujours le wagon au centre et crée le léger différentiel qui permet au train d’aborder une courbe sans dérailler.
Sur les rails, on franchirait des gouffres boisés sur des ponts de fer, sans même s’en rendre compte. On apprendrait que certains ont été construits par Gustave Eiffel. Des champs, des prés, du bocage s’étendraient au loin, Puis la loco noire qui fume se rangerait dans la vieille rotonde. Le jour finirait par un verre de rosé avalé sur un banc dans la fortune du soleil couchant, une légère odeur de créosote et de cambouis flottant dans l’air.
lundi 15 décembre 2025
mercredi 6 août 2025
mardi 1 juillet 2025
mardi 27 mai 2025
La Roche Servière
Il ne faut pas croire que cette formidable sculpture ai été réalisée en ronde bosse, ah non. Elle est le résultat d'un moulage. Le moule, c'est la vallée encaissée et profonde dans laquelle s'est déversé le flux de la coulée de basalte venue du volcan. À l'intérieur du moule, la lave a refroidi, sa rétractation en profondeur a généré les prismes, cependant que l'entablement se figeait plus rapidement et de façon aléatoire. Puis l'érosion, patient démouleur, a effacé les roches tendres comme on ôte un plâtre. La rivière a creusé, a roulé ses galets. Et lentement la Roche Servière a surgi dans le paysage, toute habillée d'hirondelles.
De gros blocs gisent à son pied, annonçant qu'elle aussi, même elle, la roche dure, vitrifiée, aux ombres bleues, retournera un jour à la poussière.
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mercredi 23 avril 2025
samedi 19 avril 2025
mardi 28 janvier 2025
Grand peuplier noir
mercredi 1 janvier 2025
Chanteuges
En haut des marches de la calade, le soleil de l'après-midi fait scintiller les pierres.
La vieille abbatiale vue depuis la gravière de Chanteuges.lundi 2 septembre 2024
Place du Fer, Lavoûte-Chilhac, un dimanche d'août
vendredi 30 août 2024
La chapelle Sainte-Marie des Chazes
lundi 26 août 2024
mardi 20 août 2024
Chateau de Saint-Ilpize
lundi 19 août 2024
L'Abbaye Notre-Dame de Pébrac, août 24.
L'entrée
de l'église, où j'ai assisté à plein de beaux concerts, l'entrée de la
cour de l'Abbaye, où j'ai assisté à plein de beaux concerts, dont un il y
a 2 jours. Dès que l'ombre arrive, Isabelle et moi sortons nos
instruments. On s'assoit sur les chaises du café associatif l'Aurélie et
c'est parti pour tenter de croquer ce formidable et si harmonieux amas
de pierres sur lequel l'horloge marque toujours la même heure.
Du bleu, du blond, des hirondelles !
mercredi 22 mai 2024
Cantal
Voyage dans le Cantal, entre averses et éclaircies, entre le rocher de Bonnevie et le plateau du Limon.
La zone humide était un monde merveilleux que découvrait ce rideau de pluie ourlé d'éclats de soleil.
Chevreuils et milans, insectes et batraciens habitent ce petit bout du monde.
À Chastel-Murat, repos de l'après-midi, jambes étalées dans l'herbe, le dos calé par un rocher. Le ciel changeant fait varier ombres et lumières comme dans un kaleidoscope. J'opte pour le noir et blanc et trace d'un crayon paresseux la colline sacrée. Pourquoi sacrée ? Parce que j'y ai de sacrés souvenirs !
mercredi 13 mars 2024
La Roche Servière, à Prades (43)
Il a fait si beau aujourd'hui. Alors j'ai pris le vélo, filé à Prades et je me suis installée pendant une paire d'heures : peindre la Roche Servière, le flot d'une Allier boueuse et bruyante, le pont qui l'enjambe d'une seule arche fine comme une jambe de danseuse.
lundi 11 mars 2024
Le gardien de basalte
l'Allier en mars. À la confluence de la Desges et de l'Allier, ce beau rocher de basalte comme un gardien, le début de la crue, les prés en marmelade. Bonheur du jour : une compagnie de colverts passe au-dessus de moi, remontant la rivière.



























